diary-684750_640Si vous n’avez pas lu le début de l’histoire de ma maladie, voici le premier article ici.

needle-180339_12807 ans et demi et me voici pour ma première prise de sang. Dans la salle d’attente, le temps est long, on est tôt le matin, pour être à jeûn et je ne sais pas du tout ce qu’il va se passer. L’infirmière est sympathique, elle tente de me changer les idées mais bien sûr il y a des larmes, des cris… Ce n’est jamais agréable d’avoir une aiguille dans le bras ! Si seulement j’avais su qu’à l’avenir, je ferais ce rituel très souvent…

Quelques jours après, les résultats sont arrivés. Ma mère m’annonce que je dois faire ma valise, pour aller à l’hôpital, le plus vite possible. Comme tous les enfants à cet âge-là, notre valise se limite à son pyjama et son doudou préféré…medical-563427_1280

A partir de là, ça s’enchaîne, je ne comprends pas ce qu’il m’arrive mais c’est parti pour les urgences de l’hôpital de Dunkerque.

On s’occupe rapidement de moi, encore des piqûres, il y a pleins d’infirmières plus ou moins sympa, les jeunes prennent le temps de me faire rire, les moins jeunes (pour ne pas dire les plus vieilles ha ha…) nous parlent à peine…

Et là, le verdict tombe… J’ai une maladie au nom bizarre (enfin bizarre pour un enfant de 7 ans) : je suis Diabétique.

J’avoue que je ne me rappelle pas de tout ce qui s’est passé à cet hôpital, juste certains moments clés :

La première nuit à l’hôpital avec ma mère à mes côtés, je n’ai presque pas dormi. Toujours réveillée par le bruit des appareils dans les chambres aux alentours. Et aussi, toutes les heures, les infirmières qui viennent surveiller ma glycémie (leur auto piqueur faisait un mal de chien !).

De plus, il y a le moment où l’infirmière explique pourquoi il ne faut pas se gesture-772977_1280piquer sur le pouce et l’index, dans leur très célèbre délicatesse, elle a juste dit « elle risque de finir aveugle, un jour, donc ça lui permettra de lire le braille », je ne sais vraiment pas pourquoi cette phrase m’a marqué et pourquoi j’ai peur de perdre la vue depuis ce jour *ironie…*!

En tout cas, ce n’était pas une période facile. Je voyais mes parents qui venaient me voir en sortant du travail, qui se donnaient beaucoup de mal pour me faire sortir au plus vite, mais qui devaient tout maîtriser sur le bout des doigts pour pouvoir gérer mon diabète seuls. Ça a duré 2 semaines.

Pendant ce temps, des personnes venaient faire des témoignages pour montrer que l’on peut vivre avec son diabète. Quelle superbe idée de faire venir une adolescente qui ne supporte pas de vivre avec sa maladie !

Je me souviens aussi de la bibliothécaire qui venait une fois par semaine paper-571938_1280proposer des livres par centaines, et la salle de jeux où on se retrouvait entre enfants pour jouer à des jeux de société et encore des ateliers de bricolage où on s’amusait bien pour faire passer le temps. C’était une sorte de colonie de vacances mais enfermés et dans le nord !

Rendez-vous la semaine prochaine pour savoir comment s’est déroulé mon retour à la vie réelle

Et vous, comment avez-vous vécu votre hospitalisation ? Quels conseils donneriez-vous aux personnes qui sont actuellement en pleine découverte de leur diabète ?