THE PAPPLE

Moi, ma maladie… [part 4]

diary-684750_640Autre chose de bête que l’on vit dans notre enfance mais qui devient frustrant quand on est un enfant atteint de la maladie du diabète, la fête de Pâques. Tous les enfants cherchent des œufs en chocolat dans leur jardin et les dévorent dans l’après-midi avec plaisir… Pour un enfant diabétique, c’est tout sauf imaginable ! Mes parents et mes frères m’ont trouvé la solution pour palier à ça ! A la place des chocolats, ils cachaient des petits cadeaux. Il y imagesCAVMBOCQa aussi eu une année où ils ont caché des morceaux de puzzle dans le jardin et une fois le puzzle recomposé j’avais le nom de l’endroit où je devais chercher LE fameux cadeau ! C’est dans le même ordre d’idée que les cadeaux aux anniversaires à l’école dont je parlais dans mon dernier article, ce geste m’a énormément touché et permis de tenir le coup étant enfant.

Un autre événement que j’ai connu dans mon enfance, en lien avec le diabète, a été une semaine de vacances dans le sud où j’ai été malade 7 jours non-stop… Tout simplement, le premier jour des vacances, j’ai fait une hypoglycémie juste avant le dîner. A l’époque j’étais sous injections d’insuline (insulatard et novorapid) et dans la précipitation de soigner rapidement mon hypoglycémie, on a oublié de m’injecter J’ai donc été malade quelques heures après, mais pas moyen de me calmer… Le seul remède a été de boire du cola ! Un régal pour certains, mais pas pour moi… On se demande pourquoi j’ai un dégoût pour cette boisson !

Globalement, j’ai eu une enfance tout à fait normale. Une fois l’idée d’être diabétique acceptée, on se plie aux règles et on avance. Ce qui m’a aidé, je pense, c’est le fait que mes parents aient décidé de suivre le même “régime” que moi durant toutes ces années…

Un souvenir qui me fait encore froid dans le dos, ce sont les rendez-vous avec mon diabétologue de l’époque. Il était très strict et ne laissait rien passer. Avant chaque rendez-vous, on passait une heure à contrôler que tout était noté dandoctor-563428_640s mon carnet de surveillance et on remplissait les trous en cas d’oubli. Il passait du temps à surligner en bleu les hypoglycémies et en rose les hyperglycémies et si on ne savait pas les expliquer ça n’allait pas… Il faisait ça tous les 3 mois ! C’était super stressant ces rendez-vous.

Une fois, ma mère a demandé si c’était une bonne idée de donner des bonbons lorsque je faisais des hypoglycémies. Sa réponse a été la suivante : “Si vous faites ça, elle serait capable de s’injecter beaucoup d’insuline pour pouvoir en manger régulièrement et ce n’est pas conseillé…“. Pas très malin de dire ça devant une suit-673697_640pré-ado qui n’attends que ça de manger du sucre avec ses amis ! Un conseil aux diabétologues qui me lisent… Faîtes attention à ce que vous dîtes devant les enfants !!

Un jour, nous avions entendu parler des “pompes à insuline”, tout le monde nous en disait du bien et nous le conseillait. Nous avons donc décidé d’en souffler l’idée à ce médecin et il nous a répondu “une pompe ça se mérite, Marie n’est pas assez sérieuse pour en avoir une”. Alors que mes résultats étaient parfaits et que je suivais mon régime à la lettre !

C’est sûrement à partir de là que tout est parti en vrille… Quand on fait des efforts pendant des années et qu’on se prend ce genre de retour de bâton… Pas étonnant que l’on se rebelle !

A la semaine prochaine, pour parler d’hypoglycémies !

Et vous, comment s’est passé votre enfance avec le diabète ? Avez-vous des conseils à donner aux personnes découvrant un diabète ?

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  1. Continue Marie ! Une fan ! Gros bisous

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